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Doménikos Théotokòpoulos, dit Greco, est incontestablement l’un des talents les plus originaux de l’histoire de l’art. Sa peinture si singulière a suscité de nombreuses théories, souvent farfelues. On fait de lui un fou, tantôt hérétique, tantôt mystique.Certains même, pour justifier les audaces de sa palette, l’ont imaginé astigmate. La vérité est moins romanesque… encore que! De Crête à Venise, de Venise à Rome et de Rome à Tolède, son itinéraire hors du commun et son obstination à défendre sa vision de l’art l’ont élevé à la force du pinceau, parmi les grands maîtres de la renaissance, avant de faire de lui, bien plus tard, le prophète de la modernité. Grand Palais, 16 octobre 2019 – 10 février 2020

Le style et l’image

La scène artistique que Greco découvre en Italie lorsqu’il s’y installe vers 1567 est partagée entre Titien dont le pinceau règne dans la cité des Doges, et Michel-Ange (mort en 1564) dont l’art domine toujours Rome et Florence. Greco doit trouver sa voie. Il épouse la couleur de l’école vénitienne, mais lui concilie la force du dessin et de la forme michelangélesque. Parallèlement, alors que l’église cherche de nouvelles images pour répondre à l’iconoclasme protestant et reconquérir de nouvelles âmes, il met à profit sa grande imagination pour proposer de nouvelles solutions figuratives. Les temps semblent favorables à celui qui veut se faire une place et un nom. Les images et le style: tout est à réinventer. C’est le défi que se lance Greco.

A

À l’origine peu motivée à admirer des oeuvres religieuses, j’ai eu un immense plaisir à découvrir cette exposition grandiose et fascinante.

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