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Le modèle noir

En une trentaine d’années, « la représentation des noirs » est devenue un objet d’histoire très actif des deux côtés de l’Atlantique. (…) Entre histoire de l’art et histoire des idées, l’exposition propose de s’interroger sur la question de la représentation des figures noires dans les arts visuels de l’abolition de l’esclavage (1794) jusqu’à nos jours. Centrée sur le dialogue entre le modèle et l’artiste, qu’il soit sculpteur, peintre ou photographe, l’exposition explore l’imaginaire de cette représentation des figures noires à travers les oeuvres majeures de Géricault, Cordier, Manet, Cézanne ou encore Matisse, ainsi que celles des photographes comme Nadar et Carjat. Certaines de ces figures sont bien connues du grand public (Joséphine Baker et Alexandre Dumas père par exemple) tandis que d’autres, telle que Laure, qui posa pour la servante de l' »Olympia » d’Edouard Manet, demeurent inconnues. Tout en offrant une perspective continue, elle s’arrête sur trois moments clés: l’ère de l’abolition, la nouvelle peinture et les débuts de l’avant-garde, les artistes post-guerre et contemporains.

Exposition organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie – Paris, 26 mars-21 juillet 2019

L’un des intérêts de cette exposition est de donner à voir la place importante des modèles noirs dans les oeuvres des peintres du XIXe siècle, artistes témoins de leur époque. Elle a permis de retrouver les identités de modèles d’ateliers longtemps restés anonymes et de retracer leur parcours de vie. Cette exposition s’intéresse également aux personnalités du monde littéraire et du spectacle telles que Alexandre Dumas, l’acrobate Miss Lala, le clown Chocolat, la chanteuse et musicienne Maria Martinez.

J’ai beaucoup apprécié cette exposition qui constitue une page de notre histoire. Elle retrace le processus long qui mène à l’abolition de l’esclavage en 1815 par Napoléon 1er, avec un premier décret en 1794. Mais l’abolition de la traite des noirs ne sera véritablement réelle que sous la restauration. Les tableaux les plus connus des français restent « L’Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises le 27 avril 1848  » de François-Auguste Biard et « Le radeau de la méduse » de Géricault.


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