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Parasite

Voici la famille Ki-taek. Ils sont quatre à vivoter dans un sous-sol miné par l’humidité où sont entassés en piles hautes des cartons à pizza. Ils se débrouillent comme ils peuvent, avec toutes sortes de combines. Il y a les parents et les enfants, deux jeunes adultes. Le père, chauffeur, est au chômage, la mère ne travaille plus, la fille est surtout douée pour la contrefaçon, le fils va arrêter ses études. (…) Servie par un scénario extrêmement habile et original, la palme d’or 2019 offre un cocktail détonant de satire grinçante et de thriller sociopolitique, dont la conduite du récit laisse pantois. (…) D’abord acide et rigolard, le film est ensuite gagné par la hargne vengeresse et la cupidité dévorante, laquelle n’épargne personne, les pauvres encore moins, qui basculent ici dans un engrenage. Reflet d’un monde libéral, sans foi ni loi, où la concurrence fait rage, où les nantis masquent leur morgue derrière un visage lisse d’amabilité, le système est si pernicieux que tout se brouille. Les nécessiteux (la famille Ki-taek) et les dominants (les Park) sont ainsi mis en miroir, lorsqu’ils en viennent à cohabiter. Télérama 3621, 05/06/19

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