Posted on Cinéma et théâtre / Mes avis culturels

En septembre 2018, Stéphanie Aubin a succédé à Philippe Mourrat à la tête de la Maison des Métallos, établissement culturel atypique de la Ville de Paris. Elle suit toujours son crédo: « une autre expérience, pour imaginer demain, faire dialoguer l’art vivant et les questions de société ». Dans ce spectacle « Sans », créé en 2000 pour 3 danseurs,la chorégraphe Martine Pisani propose de bousculer les apparences, jouer du vrai et du faux, « faire front dans nos fragilités, nos discordances, nos décalages, nos maladresses, nos petites crétineries. »

Sans est un spectacle qui casse les codes et les stéréotypes avec humour. Pour être « sans », il l’est: sans histoire, sans musique, sans lumière, sans parole, sans décor, …

J’ai beaucoup almé ce spectacle très drôle, relevant du burlesque. Les danseurs sont fortement concentrés sur eux-mêmes, dans une énergie étonnante. Chacun m’est apparu seul sur scène tout en étant dans une interaction avec l’autre ou les 2 autres. Comme dans l’imbrication au sol des 3 danseurs dans un très joli jeu de jambes et de bras se débattant pour sortir de la mélée. Des situations cocasses, des enchainements inattendus se succèdent avec surprise et bonheur. Le tout est poétique et nous laisse dans une agréable interrogation.

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